On en entend des choses sur la diversification alimentaire… à tel point qu’on finit par appréhender cette étape (somme toute naturelle !) et s’en faire une montagne.
En tant que maman de 2 petits garçons, je ne suis certes pas spécialiste, mais je sais désormais que la diversification alimentaire, et bien ce n’est finalement pas si compliqué.
Mon top 10 de bons conseils pour que cette étape passe tout en douceur :
1/ Le 1er, c’est « no stress ». Tout le monde y arrive. Pourquoi pas vous ?
2/ Pendant longtemps, j’ai entendu les pédiatres recommander de ne pas commencer trop tôt la diversification alimentaire. Jamais avant 4 mois et de préférence après 6 mois.
Sauf que depuis 1 an, c’est un peu la tendance inverse. Il faudrait commencer le plus tôt possible, c’est-à-dire à 4 mois
Il y a de quoi en perdre son latin !
Et bien, j’ai tranché : pour mon dernier, je me suis dit qu’il avait toute la vie pour découvrir saveurs et machouillages. Je l’ai donc laissé profiter de cette parenthèse lactée pendant 6 mois.
En revanche, s’il avait commencé à refuser son biberon ou s’il avait souffert de régurgitations fréquentes, et bien j’aurais probablement commencé la diversification à 4 mois.
3/ Faire ses petites purées maison.
Cela donne bonne conscience (pas de sels, pas de conservateurs, pas de L312Ph et ne sais quoi).
Cela permet de faire découvrir les vrais gouts à son bébé dès tout petit
Ce n’est pas bien compliqué et même plutôt ludique.
On fait des économies
C’est valorisant et au final, on a la sensation d’être une maman top ! (on l’est bien sûr J)
(Petit conseil sur la congélation, pour se faciliter la vie en passant : sur notre BÉABLOG)
4/ On commence en douceur avec des purées mono-légumes (la carotte est une bonne candidate car elle est sucrée, comme le panais) : une ou deux cuillères avant le biberon, au déjeuner, le temps que bébé s’habitue au goût et à la texture puis on augmente les quantités.
C’est ensuite le tour de la compote au goûter. Même système : Une ou deux cuillères avant le biberon et puis, on augmente au fur et à mesure.
Ne pas insister si ça bloque. C’est qu’il n’est pas prêt. Vous réessaierez plus tard.
6/ Une fois que votre bébé gère bien la cuillère et finit ses bols, lancez-vous ! Faites des mélanges ; carotte + navet ; brocolis + pomme-de-terre ; poire + pomme ; fraise + banane.
Changez de légume régulièrement pour l’éveiller aux différentes saveurs et lorsqu’il aime particulièrement un aliment, n’hésitez pas à lui en resservir le lendemain pour l’encourager
Pour les vitamines privilégiez les produits de saison et BIO si possible.
7/ A partir de 7-8 mois commencez petit à petit les protéines : poissons blancs, jambon ou viandes blanches sont à préférer au début, car pauvres en graisse. Juste 2c .à c. suffisent à cet âge ; le lait couvrant déjà les besoins en protéines et en fer de votre bébé.
(C’est également à cet âge qu’on introduit les pâtes fines et la semoule (et les croutons de pain) à un repas en alternance avec la purée de légume).
8/ A partir de 1 ans, tous les jalons sont posés et votre enfant s’est progressivement familiarisé avec toutes familles d’aliments.
On n’oublie pas les 3 laitages/jour, 10 à 30g de protéines entre 1 et 3 ans, féculents et produits céréaliers à tous les repas, 2 portions de fruits par jours, un petit peu de matière grasse ( 5-10 g de beurre, 2 c à s d’huiles variés, et on limite sel et sucre ou produits sucrés.)
Son alimentation va peu à peu se rapprocher de celle des grands mais dans des quantités plus limités. Il ne mangera véritablement comme vous que vers l’âge de 3 ans.
10/ Ça y est vous y êtes votre angelot mange comme un grand et c’est un vrai gourmet !
Au-delà de tous ces conseils un peu techniques, je dirais finalement que le plus important est de s’écouter et d’écouter son bébé. Vous voyez s’il aime ou non, s’il préfère le biberon avant ou après, s’il préfère sa purée liquide ou pas, s’ il préfère les courgettes accompagnés de pomme de terrer…s’il est prêt pour passer aux petits morceaux etc…bref, c’est lui qui donne le tempo !
Et si vous êtes perdue, le carnet de santé livre un bon mémo, cela permet de se repérer si on a un doute sur l’introduction de tel ou tel aliment…
Et vous ? Comment avez-vous appréhendé la diversification alimentaire de votre côté ? Quelques conseils à partager avec nous ?